Recruter en Belgique en 2026 : plus de 200 métiers en pénurie, la construction en tête

Recruter en Belgique en 2026 : plus de 200 métiers en pénurie, la construction en tête

Avec plus de 146 000 postes vacants et un taux de chômage de 5,4 %, la Belgique illustre un paradoxe désormais familier en Europe : une économie qui tourne, mais qui peine structurellement à recruter. Actiris et le Forem recensent ensemble plus de 200 métiers en pénurie à Bruxelles et en Wallonie pour 2026 — et la construction reste, de loin, le secteur le plus touché.

Les chiffres 2026 à retenir

  • 144 métiers en pénurie en Wallonie selon le Forem, dont 69 nouveaux par rapport à 2025.
  • 103 professions en pénurie à Bruxelles selon Actiris.
  • 21 professions semi-qualifiées en pénurie en Flandre, liste révisée applicable depuis le 1er janvier 2026.
  • 70 % des employeurs belges déclarent des difficultés à trouver des candidats qualifiés, notamment sur les compétences numériques et multilingues.
  • Plus de 146 000 postes vacants au total, avec des salaires pouvant atteindre 65 000 € pour les profils qualifiés.

La construction, secteur le plus touché

Le secteur de la construction concentre à lui seul 16 224 postes vacants en Belgique, et 91 % des entreprises du secteur qualifient leur recherche de personnel de « problématique », selon une enquête d’Embuild. En Wallonie, la construction compte 38 métiers en pénurie sur les 144 recensés. Les conséquences sont concrètes : 22 % des entreprises démarrent leurs chantiers en retard, et 14 % limitent leurs nouvelles offres faute de main-d’œuvre suffisante.

Nouvel indice de criticité en Wallonie

Le Forem a changé sa méthodologie pour 2026 : plutôt que de distinguer simplement « métier en pénurie » (manque quantitatif) et « fonction critique » (exigences spécifiques), un indice de criticité global combine désormais trois critères — difficulté de recrutement, intensité des embauches et tension sur le marché du travail. Cette approche plus fine confirme ce que vivent déjà de nombreux recruteurs sur le terrain : la pénurie ne se résume plus à un simple manque de candidats, mais à une inadéquation plus large entre l’offre et la demande.

Compétences digitales et multilingues : le vrai point faible

Au-delà des métiers manuels, 70 % des employeurs belges citent spécifiquement le manque de compétences numériques et multilingues comme frein au recrutement — un constat qui rejoint les profils que nous détaillons dans notre article sur l’emploi tech en Europe en 2026.

Le recrutement international, déjà une pratique courante dans le BTP belge

Fait révélateur : pour pallier la pénurie, 30 % des entreprises de construction belges sous-traitent déjà à des entreprises étrangères, en plus des 38 % qui sous-traitent localement. Le recrutement international n’est donc pas une option marginale dans ce secteur — c’est déjà une pratique répandue, dans un cadre que nous détaillons dans notre article sur le permis unique belge et les métiers en pénurie par région.

Comment démarrer

Pour les cabinets de recrutement et entreprises belges confrontés à ces métiers en pénurie, Jobito propose un pôle de candidats internationaux vérifiés, directement consultable via un portail entreprise. Les conditions d’accès sont présentées sur jobito.app — contactez-nous directement pour discuter d’un modèle adapté à votre volume de recrutement.

2026 : une pénurie belge qui dépasse déjà le seul marché local

Avec plus de 200 métiers en pénurie recensés et un tiers des entreprises de construction qui sous-traitent déjà à l’étranger, la Belgique confirme une tendance de fond : le recrutement purement local atteint ses limites dans plusieurs secteurs clés. Pour les recruteurs qui agissent maintenant plutôt que d’attendre une amélioration conjoncturelle, élargir la recherche à un vivier international vérifié devient un avantage concret.

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